Diplomatie pour les nuls

Peut-on imaginer quelqu’un refuser un poste aussi prestigieux et influent que celui de conseiller à la Sécurité nationale des Etats-Unis ? C’est pourtant ce qu’a fait le vice-amiral à la retraite Robert Harward. Approché par l’entourage de Donald Trump pour succéder au général Michael Flynn, limogé en début de semaine, il a invoqué des engagements familiaux et financiers (il travaille aujourd’hui pour l’industrie de l’armement). La vraie raison serait, toutefois, le chaos qui règne à la Maison-Blanche et sur lequel Harward doit être bien renseigné puisqu’il servit jadis au Central Command sous les ordres de l’actuel ministre de la Défense, James Mattis.

Chaotique, l’Administration Trump ? Pas du tout, a protesté son patron, qui se félicite de diriger au contraire une "machine parfaitement bien huilée". La conférence de presse complètement foldingue que Potus ("Président of the United States") a improvisée jeudi n’a, cependant, pas réellement permis de s’en convaincre, quand bien même Donald Trump a affirmé qu’il "ne délirait pas". A dire vrai, la situation est devenue à ce point délirante qu’un sénateur républicain a confié à CNN le désarroi des parlementaires qui doivent "gérer cette m…".