La diplomatie pour les nuls

"Une bonne fois pour toutes", la droite française a dû admettre lundi que "plan B" ne rimerait pas avec "Juppé". Pas téméraire, le maire de Bordeaux, ou en tout cas pas fou. Les sondages en faisaient le vainqueur de la présidentielle s’il s’était finalement présenté, mais les mêmes sondages l’avaient aussi donné victorieux dans la primaire. On comprend son scepticisme.

Dans le registre automobile, on pourrait dire qu’Alain Juppé, à défaut d’avoir une assurance omnium jusqu’à l’Elysée, a préféré laisser la voiture au garage. Il est vrai qu’on a entendu des militants, dimanche, place du Trocadéro, assurer qu’ils voteraient Le Pen plutôt que Juppé si on leur enlevait Fillon. Et le ralliement des sarkozystes ne paraissait pas davantage acquis au rival de l’ancien Président.

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