Diplomatie pour les nuls

Le Comité central du Parti communiste chinois est réuni depuis lundi en session plénière dans un hôtel de Pékin. C’est la sixième du genre depuis le dernier Congrès du PCC en 2012 et, dans le jargon des régimes communistes, on appelle donc ça, par commodité (et un certain ésotérisme), le "6e plénum".

Les distraits pourraient aisément confondre avec "péplum". Cette fois, ils n’auraient pas entièrement tort. La réunion a, en effet, été précédée par la diffusion, par la télévision centrale chinoise CCTV, d’une série de documentaires consacrés à la corruption endémique dans les hautes sphères du parti. On y voit et entend d’anciens Premiers secrétaires du PCC pleurer, du fond d’obscures prisons, sur le triste sort que leur a valu le dérèglement de leur conduite, lequel a pris la forme de valises de cash, de bijoux en jade précieux, de voyages à l’étranger ou de banquets luxueux (un cadre du parti raconte comment un mets à base de queue de crocodile eut un jour raison de sa lucidité et de son intégrité).