Edito

Un édito de Dorian de Meeûs.

Le silence est une forme de démission. Quand il provient des femmes victimes de harcèlements ou de viols, il est regrettable mais néanmoins compréhensible. Mais quand il concerne des hommes, il est lâche voire criminel. Une dénonciation de ce type ne s’apparente aucunement à une détestable forme de délation, car rien ne peut justifier le fait de ne pas porter secours - d’une manière ou d’une autre - à celles qui se font insulter, battre, violer… Et ce, que ce soit dans la sphère privée, publique ou professionnelle. Il est d’autant plus grave que ce genre de faits passés augure immanquablement des sévices à venir.

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