Edito

Un édito de Nicolas Ghislain.

En pleine ère de "post-vérité" et de "faits alternatifs", commençons par tordre le cou à un canard boiteux : non, jamais Louis Michel n’a déclaré que la rémunération d’un parlementaire belge s’apparentait à un "salaire de misère", contrairement à la saillie verbale qu’on lui attribue généreusement sur Internet; mais oui, l’eurodéputé belge aurait mieux fait de se taire quand il a dit qu’en limitant le parlementaire à un mandat rémunéré 4 800 euros net par mois, "on obtiendrait un Parlement coupé de la réalité, peuplé de fonctionnaires et d’enseignants mais déserté par le monde de l’entreprise et les avocats". Insulter ainsi le monde enseignant et une grande partie de la population belge était une erreur.