Edito Un édito de Dominique Simonet.

On avait fini par le croire inaltérable, inoxydable, tant il faisait partie du paysage sonore, du monde artistique, et ce durant septante ans. Oublié par la Faucheuse, comme on a pu l’imaginer pour Toots Thielemans, Yehudi Menuhin, Stéphane Grappelli, Ravi Shankar ou Nikolaus Harnoncourt. Charles Aznavour lui-même y est pour quelque chose puisque, malgré l’âge, il a continué à écrire, enregistrer, et faire des tournées d’adieux qui n’en étaient pas, s’affichant comme un infatigable interprète.

À force, écrire, composer, chanter est devenu sa raison d’être.

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