Edito

Un édito de Francis Van de Woestyne.

Les temps sont durs. Le long du boulevard de l’Empereur, siège bruxellois du Parti socialiste, il est dangereux de se promener. Le passant peut entendre la vaisselle se briser. Et en conclure que le ménage ne résistera pas au temps qui passe.

Derrière la façade si bien reliftée, le parti, comme bien d’autres, n’a pu se renouveler. Parti uni ? Parti fini. Les tendances sont de nouveau tendance. Dès lors, certains s’interrogent : quel est l’avenir du PS francophone ? Partagé entre une aile sociale-démocrate et une frange qui court derrière le PTB, le parti ne cultive-t-il pas en son sein, comme en France, deux courants irréconciliables qui, in fine, pourraient provoquer sa perte ?