Edito

Un édito d'Hubert Leclercq.

Le phénomène Macron poursuit son œuvre de déconstruction complète du paysage politique français. Après avoir fait main-basse sur le centre, avec la bénédiction de François Bayrou, après avoir fracturé le parti socialiste - aidé bien involontairement par la candidature catastrophique de Benoît Hamon et l’incapacité de Mélenchon à faire la moindre concession pour tenter d’élargir son matelas de voix - le nom du Premier ministre du nouveau président devait être un autre gage de cette volonté de faire imploser les frontières du monde politique hexagonal.

Avec la désignation d’Edouard Philippe, la démonstration est limpide. Macron veut réunir autour de lui un large éventail de l’échiquier politique ne semblant abandonner que les miettes à ses adversaires.

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