Edito

Un édito de Nicolas Ghislain.

C’est curieux, parfois, cette impression d’assister en boucle aux mêmes épisodes d’un mauvais feuilleton. Et sans la moindre "happy end" au bout du compte. De quoi parle-t-on ? Voilà le scénario auquel nous faisons allusion.

Le gouvernement prend une décision importante dans un domaine sensible, la fiscalité par exemple. Le ministre en charge du dossier annonce l’entrée en vigueur de la mesure à un horizon de quelques mois. Puis il envoie son projet au Conseil d’Etat. Qui le recale. Le ministre promet des aménagements. Il ne retouche son texte qu’à la marge et sa nouvelle mouture ne plaît pas davantage aux juristes de la plus haute juridiction administrative. A quelques semaines de l’échéance, le plus grand flou règne donc sur la façon dont sera appliquée la décision. Et inquiète à la fois ceux qui devront mettre en œuvre la mesure et ceux qu’elle frappera au portefeuille. Mais l’entêté ministre tient bon et annonce d’ores et déjà un rendement budgétaire des plus mirobolants, directement mis en doute par l’opposition.

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