Edito

Un édito de Nicolas Ghislain.

Le baroud d’honneur (?) quelque peu désespéré de François Fillon, hier à Paris, lui aura-t-il seulement permis de prononcer son dernier discours de campagne ? On le saura sans doute aujourd’hui. Le candidat officiel de la droite et du centre à la présidentielle française a plutôt réussi la démonstration de force qu’il escomptait et a aussi marqué les esprits par son discours à la fois digne - admettant ses erreurs - et combatif. Toutefois, sa candidature ne tient désormais plus qu’à un fil, à cause de la probable mise en examen qui lui pend au nez. "C’est au peuple français et à lui seul que j’en appelle désormais", avait-il lancé en guise d’invitation au rassemblement de dimanche et en forme de défi aux institutions. Car le candidat irréprochable qu’il prétendait être a dû revoir son discours et sa stratégie au fil des vicissitudes rencontrées au cours de la campagne.