Edito

Un édito de Hubert Leclercq.

Les cinq années de la présidence de François Hollande semblaient lui garantir un retour en grande pompe à l’Eysée. La droite française avait un boulevard devant elle, l’Arc de triomphe à portée de doigt. Aujourd’hui, à moins de cinquante jours du premier tour de la présidentielle, la droite française est bien plus proche de l’implosion que de la victoire. François Fillon, seul contre tous, est parvenu à faire taire les barons des Républicains. De Juppé à Baroin en passant même par Sarkozy, ils ont tous été contraints de plier l’échine face à la détermination du vainqueur de la primaire et face à une "mini" manifestation ne regroupant guère plus de 35 000 personnes un dimanche pluvieux au Trocadéro. Dans cet état, la droite française ne remportera pas la présidentielle. Pis, elle risque fort de ne jamais se relever de cette campagne inimaginable.