Edito

Un édito d'Alain Lorfèvre.

Il n’aura pas fallu deux générations pour que l’extrême droite retrouve droit de cité dans les démocraties occidentales. Septante ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale et son génocide immonde, cinquante après la lutte dramatique pour les droits civiques aux Etats-Unis, cent cinquante ans après la sanglante Guerre de Sécession, des centaines de fanatiques racistes et néonazis ont défilé à Charlottesville, aux Etats-Unis. Cette frange radicale et visible de l’alt-right (l’autoproclamée et hypocritement nommée "droite alternative" américaine) a fait une victime lorsque le conducteur d’un véhicule a foncé volontairement dans un groupe de manifestants antiracistes.

Cette idéologie a contribué à l’élection de Donald Trump - David Duke, ancien leader du criminel Ku Klux Klan, l’a publiquement reconnu à Charlottesville.