Edito

En août 2013, Donald Trump était loin de s’imaginer un jour à la Maison-Blanche. C’est donc sans trop réfléchir aux conséquences de ses commentaires qu’il tweetait - déjà - sur la guerre civile en Syrie, exhortant les Etats-Unis à rester en dehors et avertissant Barack Obama qu’il devait obtenir l’aval du Congrès avant de considérer une intervention militaire.

Durant sa campagne présidentielle et jusqu’à jeudi dernier, il semblait d’autant plus attaché à cette posture que tant son credo isolationniste en faveur de "l’Amérique d’abord" que sa volonté de nouer une bonne relation avec Vladimir Poutine plaidaient contre un quelconque aventurisme dans un pays dont il se refusait par ailleurs à accueillir les réfugiés.

(...)