Edito

Un édito d'Olivier le Bussy.

Alors qu’ils s’approchaient du mur à grande vitesse, les indépendantistes catalans ont choisi de pousser sur l’accélérateur. La collision était inévitable. En adoptant une déclaration déclenchant un processus de séparation unilatérale de l’Espagne, les élus soutenant la coalition indépendantiste à Barcelone ont obtenu ce qu’ils considèrent être une victoire. Personne, pas même eux, n’est dupe. Au-delà du symbole, il s’agit d’une défaite politique, dans les grandes largeurs. En lieu et place d’une indépendance fantasmée, la région autonome est placée sous la tutelle de l’Etat central, son exécutif destitué, son parlement dissous. La population catalane est désemparée et divisée entre les indépendantistes et ceux qui, sans nécessairement être hispaniolistes, sont attachés à l’Espagne. Ou comment obtenir l’effet inverse de ce que l’on prétend rechercher.