Edito

Un édito de Christophe Lamfalussy.

Monsieur Erdogan est une bête politique qui utilise la provocation. Et comme tout provocateur, il aime pouvoir frapper sur un punching ball. Celui-ci est l’Europe. Vainqueur étriqué du référendum, lors de son premier discours dimanche soir, il franchit immédiatement la "ligne rouge" que les Européens ont fixée : il relance l’idée du rétablissement possible de la peine de mort dans son pays. La Turquie l’avait supprimée en 2004 pour s’aligner sur les critères d’adhésion à l’Union européenne. Et c’était déjà Erdogan qui était à la barre.

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