Edito

Un édito de Francis Van de Woestyne.

Cette France, que l’on dit grincheuse, déprimée, qui doute de son avenir, de sa capacité à se réinventer, cette France paralysée par les conservatismes, par la montée du populisme, par des chiffres du chômage alarmant, une balance commerciale déprimante, cette France déchirée entre l’est et l’ouest, entre les villes et les campagnes, entre les élus et les exclus… cette France que l’on aime, malgré tout, a offert, dimanche, un signal très positif à l’Europe et au monde.


En élisant à l’Elysée un garçon de 39 ans, fils de la République, symbole de l’ascension provinciale, partisan d’une Europe forte et conquérante, les Français ont tourné le dos au pessimisme, à l’immobilisme. Ce pays usé, fatigué, voire dépassé pourrait retrouver une certaine paix intérieure, une ambition économique, un rayonnement européen et mondial que les dernières présidences avaient effacés.

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