Edito

Tous les observateurs un tantinet attentifs de la scène politique africaine et plus particulièrement congolaise avaient compris depuis de longues semaines que le pouvoir confisqué par le clan de Joseph Kabila, président hors mandat de la République démocratique du Congo depuis le 19 décembre 2016, allait tout faire pour retarder la tenue du scrutin présidentiel. Celui-ci aurait dû se tenir au mois de décembre prochain. "Aurait", car le président de la commission électorale nationale indépendante (adjectif surfait s’il en est) vient d’annoncer qu’il ne pourrait organiser ce scrutin avant 504 jours… après le bouclage de l’inscription du dernier électeur. De quoi garantir à Joseph Kabila deux ans de rabiot qui s’ajoutent à l’année qui lui avait été accordée.

Un édito d'Hubert Leclercq.