Edito

Un édito de Sabine Verhest.

Au milieu des turpitudes du monde, la campagne électorale allemande passe pour une paisible promenade du dimanche. Angela Merkel, calme et rassurante, se dirige vers un quatrième mandat à la chancellerie, sans promesses démesurées, ni excès de langage. Les mensonges éhontés de l’artisan du Brexit Boris Johnson, les tweets intempestifs de Donald Trump, les frasques de Geert Wilders et les diatribes de Marine Le Pen ne rencontrent pas leur public en Allemagne - ou en tout cas pas à cette échelle. Face à ce monde instable, les Allemands veulent s’épargner, autant que faire se peut, un résultat électoral hasardeux. La stabilité avant tout. C’est d’ailleurs ce qui a poussé la chancelière, hésitante, à se représenter.