Edito

Un édito de Xavier Ducarme.

Dimanche dernier, Bruxelles a fermé ses portes aux voitures. Un vrai bonheur. Du soleil, du silence, de l’air pur.

Des milliers de cyclistes insouciants vadrouillaient dans les grandes avenues sans devoir craindre de se faire happer par un poids lourd aveugle, sans être frôlés en permanence par la coulée continue des automobilistes pressés. Que du plaisir. Mais un plaisir rare, éphémère. La journée sans voiture est un mirage qui dure dix heures.

Car dès lundi matin, l’enfer était de retour, comme prévu, comme chaque année, comme depuis des décennies, sans que rien ne change.

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