Edito

Un édito de Francis Van de Woestyne.

Comme son maître, Pasolini, Paul Magnette était soumis à de grands tiraillements. Entre le confort de l’opposition au parlement wallon à Namur et le maïorat de Charleroi, Paul Magnette a choisi de redevenir bourgmestre à temps plein. Comme il l’avait promis à ses administrés. Pour relever une ville défigurée, il faut du temps et des idées. Et, comme le dit encore Pier Paolo Pasolini : "Pour être poète, il faut avoir du temps : bien des heures de solitude, seul moyen pour que quelque chose se forme, vice, liberté, pour donner style au chaos." Donner style au chaos, Paul Magnette pourra s’y atteler à Charleroi. La ville subit une métamorphose impressionnante depuis quelque temps. La métropole sort peu à peu du marasme dans lequel des générations de "responsables" l’avaient plongée. Or les grandes villes wallonnes sont un élément du renouveau régional.