Edito

Un édito de Jean-Claude Matgen.

Généralement, lorsqu’il s’agit de dossiers de terrorisme, le parquet fédéral fait preuve d’une extrême prudence dans sa communication, quand il ne pratique pas un mutisme absolu. Quelques-uns, et notamment des parlementaires, se sont donc étonnés, jeudi, qu’il puisse annoncer que plusieurs suspects étaient toujours recherchés à la suite des perquisitions opérées, mercredi, à Anderlecht, et qu’il ne fallait pas exclure un scénario similaire à celui du 22 mars 2016, même si, pour le moment, "rien ne permet d’aller dans le sens d’une telle hypothèse".

Il faut toutefois remettre cette déclaration dans son contexte : elle s’est faite de façon informelle, par le biais d’une réponse du porte-parole du parquet à la question d’un journaliste et non à la faveur, par exemple, d’une conférence de presse officielle.