Edito

Un édito de Francis Van de Woestyne.

Vous me direz : le soleil brille - enfin presque - les trains roulent - enfin presque - les entreprises tournent, - enfin presque… Pourquoi s’inquiéter, pourquoi dramatiser ? Vous me direz : y a-t-il un Belge, un francophone que la situation politique au Sud du pays empêche de dormir ? Non, pas un, enfin presque, peut-être que, du côté de Bastogne, les nuits sont plus difficiles… Donc qu’est-ce qui cloche, finalement ? Tout simplement ceci : la paralysie programmée de l’institution politique, la Fédération Wallonie-Bruxelles, qui gère, excusez du peu, le monde enseignant, de la culture, de la petite enfance. Oui, rien que cela. Il est donc grand temps, pour le dire un peu platement, que ceux qui sont concernés se bougent les fesses et arrêtent de faire leur "mijaurée". S’il y avait, dans les entités fédérées, une autorité capable de ramener les hommes politiques à la raison, il y aurait un agenda, une procédure, une pression. Mais comme le législateur n’a pas prévu une intervention extérieure, celle du Roi, d’un sage, pour stimuler la négociation, les "acteurs" - si peu... - sont là à se regarder en chiens de faïence.