Edito

En Belgique, nous nous sommes toujours méfiés, à raison, de toute forme de nationalisme. Notre esprit spontanément européen nous a empêchés de cultiver un nationalisme économique qui nous aurait pourtant permis de sauvegarder les fleurons que des générations d’entrepreneurs belges avaient mis des années à créer, à faire prospérer. Ainsi, nous avons laissé filer les centres de décision de grandes banques, de grandes entreprises, en nous accrochant aux douces promesses des nouveaux actionnaires. Mais le domaine aérien n’échappe pas à cette terrible logique...

Un édito de Francis Van de Woestyne.