Edito "C’est dit, c’est fait." La ministre française de l’Ecologie, Ségolène Royal, a fait mine, dimanche sur Twitter, de s’enorgueillir d’avoir signé le décret sur la fermeture de la centrale de Fessenheim, la plus vieille du gigantesque parc nucléaire français. Mais cette petite phrase de moins de 140 caractères ne trompe personne, car le décret publié dimanche conditionne cette fermeture à la mise en service de la centrale de nouvelle génération EPR, actuellement en construction à Flamanville, à l’autre bout de l’Hexagone, et dont la fin des laborieux travaux n’est pas attendue avant 2019. La promesse de campagne de François Hollande de fermer la centrale rhénane avant la fin de son mandat ne sera donc pas tenue. Il préfère renvoyer courageusement la patate chaude à son successeur, qui sera désigné dans moins d’un mois.
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