Edito

Un édito de Philippe Paquet.

Ce n’est pas encore l’arme qui pourra frapper San Francisco ou Los Angeles. Ce n’est peut-être même pas un missile intercontinental (ICBM), mais seulement un engin de portée intermédiaire. Il n’empêche que le tir réalisé mardi par la Corée du Nord - le jour de la fête nationale américaine - confirme, avec la dose de provocation voulue, la volonté du régime communiste de développer ses capacités militaires pour pouvoir menacer les Etats-Unis.

Les étapes que Pyongyang doit franchir dans cette voie sont tracées : mise au point de missiles balistiques et miniaturisation des têtes nucléaires. Une fois qu’ils y seront parvenus, les Nord-Coréens s’estimeront à tort ou à raison libérés du danger que l’Amérique incarne à leurs yeux.