Edito

Ce n’est pas encore la panique mais cela commence à y ressembler. François Hollande est sorti mercredi de sa réserve à propos de la prochaine élection présidentielle française. Non pour prendre position dans le duel à gauche (pour autant qu’il existe !) entre le représentant de son parti, Benoît Hamon, et celui qui a choisi de tracer sa route de son côté, Emmanuel Macron. Mais bien pour s’inquiéter d’un climat qui devient pour le moins oppressant à moins de deux semaines du premier tour.

C’est qu’il y a manifestement péril en la demeure France, selon les mots de son président. Un "péril face aux simplifications, aux falsifications, qui fait que l’on regarde le spectacle du tribun plutôt que le contenu de son texte", s’inquiète le chef de l’Etat.

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