Edito

Un édito d'Hubert Leclercq.

Le président américain peut avoir le sourire. Après une rencontre plutôt tiède avec son voisin canadien Justin Trudeau, il s’est fait un nouvel ami, en ce milieu de semaine, en la personne du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou. Il faut dire qu’il n’y est pas allé avec le dos de la cuiller pour s’attirer publiquement les bonnes grâces de son visiteur. Donald Trump, qui n’aime rien tant que de faire parler de lui, a fait sensation en rompant avec trois décennies de ligne diplomatique américaine. La solution à deux Etats, solution inconditionnelle à la Maison-Blanche, a été balayée en quelques mots d’une approximation surréaliste et choquante en regard de la complexité de la situation et des enjeux colossaux pour toute une région et même au-delà. Désormais, dans "le monde selon Trump", toute autre solution "serait endossée par Washington".