Edito

Un édito de Christophe Lamfalussy.

Justice est dite. Vingt-deux ans après la fin de la guerre de Bosnie, le commandant des forces serbo-bosniaques Ratko Mladic a été condamné, mercredi à La Haye, à la prison à vie, pour dix chefs d’accusation, dont le plus grave, celui de génocide.

A l’heure où les Rohingyas, en Birmanie, ou les Yézidis, en Irak, sont pourchassés en raison de leur race et de leur foi, c’est un jugement salutaire. Il rappelle qu’un crime impuni peut en encourager d’autres.

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