Edito

Dans 6 mois, les Belges en âge de voter seront appelés à renouveler les membres de la Chambre des représentants. Ils désigneront aussi les parlementaires régionaux et les députés européens.

Notre baromètre révèle un ressac de la N-VA (-4,7 %) qui la place désormais à 30,8 %. Evitons de tomber dans le manichéisme scolaire qui voudrait qu’il y ait, d’un côté, un grand méchant loup (la N-VA) prêt à souffler la maison et, de l’autre, les bons subitement bien inspirés, garants de nos libertés et prêts à entreprendre des réformes.

Mais tout de même. Un simple survol du programme des nationalistes flamands suffit à démontrer l’inefficacité, la stupidité de leurs idées institutionnelles. Réformer le pays en supprimant le niveau fédéral, en vidant Bruxelles de ses compétences, c’est obéir à une stratégie de destruction dont le seul mobile est de tuer un Etat. Fragile, certes, mais toujours efficace. Il reste donc 6 mois pour tenter de convaincre les électeurs flamands qu’une autre voie est possible. La tendance est bonne. Il y a un an, souvenez-vous, la Flandre était complètement "deweverisée" : le président de la N-VA dictait l’agenda politique et médiatique. 

Personne, au Nord, sauf quelques kamikazes, n’osait l’affronter de face. On se contentait de l’éviter ou de le singer. Aujourd’hui, les partis, CD&V en tête, retrouvent peu à peu des couleurs parce qu’ils réaffirment leur identité. Le travail de pédagogie doit se poursuivre pour que, le 25 mai 2014, une majorité apparaisse en Flandre sans la N-VA. Certes, le parti nationaliste est un parti démocratique. Mais son agenda est difficilement compatible avec ceux qui veulent maintenir une structure étatique cohérente, gage d’un redressement et de bien-être.

Il reste 6 mois pour convaincre.