Edito

Un édito de Francis Van de Woestyne.

Nous sommes le 11 avril 1994 : le génocide des Tutsis a débuté au Rwanda.

Deux mille d’entre eux sont rassemblés, avec des opposants hutus, à l’Ecole technique officielle de Kigali, encerclée par des milices hutues. Entre les deux : des paras belges qui protègent les civils d’un éventuel assaut. Mais un ordre, venu de Belgique, pousse les militaires à quitter leur poste pour aller protéger l’évacuation des civils belges à l’aéroport. La voie est libre. Les milices entrent en action : sur les 2 000 assiégés, il n’y aura qu’une cinquantaine de survivants. Quelle est la responsabilité de l’Etat belge, des militaires belges, qui agissaient sous la bannière de l’Onu ? En 2010, le tribunal de première instance de Bruxelles ne s’était pas prononcé. Une procédure en appel (au civil), intentée par trois familles de survivants rwandais, a lieu ce vendredi à Bruxelles.

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