Edito

Un édito de Francis Van de Woestyne.

Du mouvement des "gilets jaunes", l’histoire retiendra, peut-être, non pas la réaction épidermique à une hausse du prix du gasoil, encore moins la casse à laquelle des anarchistes, profitant de cette révolte sans tête, se sont livrés, mais le souci de concilier deux défis : fin du monde et fin de mois. À savoir : répondre à l’urgence climatique et éteindre l’alarme sociale. C’est l’exercice délicat auquel est confronté le président de la République française, face au vent de la colère.