Edito

Un édito de Francis Van de Woestyne.

La Wallonie plus forte. Tel est le titre du programme gouvernemental wallon que les deux présidents de parti, Benoît Lutgen (CDH) et Olivier Chastel (MR), ont conclu, un peu plus d’un mois après que le premier nommé a annoncé qu’il ne voulait plus gouverner avec les socialistes. Critiqué pour la brutalité de sa décision et l’impréparation de sa manœuvre, Benoît Lutgen a donc réussi son coup de Jarnac. Il fallait un certain courage, une certaine témérité, un goût assuré du risque pour oser mettre fin au contrat qui le liait aux socialistes.

Benoît Lutgen ne manquait pas d’arguments : certains étaient objectifs (la lenteur du redressement wallon, les difficultés internes du PS, son implication dans les nombreuses "affaires", le blocage permanent de certains dossiers), d’autres étaient moins avouables (la situation précaire du CDH, promis à la poussière si rien ne changeait).

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