Edito Alors qu’on ne parle plus, dans les chancelleries, que de la Corée du Nord, des événements non moins dramatiques se déroulent en Birmanie dans une indifférence quasi générale (si l’on en juge par l’absence de réaction des "grands de ce monde") : la campagne de terreur menée par l’armée birmane contre les Rohingyas, la minorité musulmane qui vit dans l’ouest du pays. Ou, plutôt, qui tente d’y survivre, puisque plus de 120 000 Rohingyas ont fui vers le Bangladesh voisin ces dix derniers jours, dont 37 000 durant la seule journée de lundi.
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