Edito

Un édito de Francis Van de Woestyne.

Le Parti socialiste, en pleine déroute, a lancé, dimanche, son opération "reconstruction". Ou plutôt, "survie". Les militants ont voté pour le décumul des rémunérations. Elio Di Rupo s’est voulu rassurant : le socialisme ne meurt jamais.

C’est une évidence. Une idée ne meurt pas. Mais elle peut passer de mode, devenir obsolète, voire être détournée de son objectif initial. C’est d’ailleurs bien cela qui s’est passé. Cela ne concerne évidemment pas tous les socialistes. Une minorité d’élus - et parfois de très influents personnages - ont utilisé leur fonction acquise au nom du Parti socialiste pour s’enrichir et tordre ainsi les idéaux qu’ils étaient censés défendre. La première responsabilité de la déroute socialiste est chez les socialistes. Pas ailleurs.