Edito

Un édito de Francis Van de Woestyne.

A la veille du week-end, les responsables syndicaux ont réalisé un "safari" dans Bruxelles, un mini-trip destiné à pointer du doigt les "espèces fiscales protégées" de Bruxelles. Amusant ? Plutôt navrant…

Explications en quatre temps.

Un constat. Notre système fiscal est injuste. Il taxe trop le travail. De plus, il est d’une infinie complexité et récompense ceux qui utilisent les multiples ficelles pour payer moins d’impôt. C’est pareil pour les sociétés. Un artisan, un commerçant, un entrepreneur qui ne peut s’offrir les services d’un expert fiscal est soumis à un impôt qui dépasse les 30 % alors que certaines grandes entreprises, aidées par des armadas de spécialistes, parviennent parfois, légalement, à ne payer aucun impôt.

Une exigence. La fraude doit être condamnée. Toutes les fraudes : fiscales ou sociales. 

Un danger. Mais la stigmatisation systématique des "riches", telle que la pratiquent les syndicats, est déplorable. Alors quoi, il suffit d’être pauvre pour être honnête… ? Un pays a besoin de riches. Pour investir, pour prendre des risques. Le système devrait d’ailleurs faire en sorte que les grosses fortunes, et les autres, trouvent un intérêt à placer leur argent dans l’économie réelle du pays plutôt qu’à chercher des rendements élevés ailleurs. Ce ne sont pas les riches qui sont responsables de la crise, mais bien ces apprentis sorciers qui ont profité des failles d’un système pour le faire déraper.

Une évidence. Comme il serait ridicule de faire un tour de Wallonie pour dénoncer les failles d’une politique qui ne parvient pas à éradiquer la misère - laissons cela à la N-VA… - il est puéril de pointer les riches parce qu’ils sont riches.

La France pratique depuis deux ans une politique anti-riches : on en voit les résultats. Les riches s’en vont, l’économie bat de l’aile et les pauvres sont plus pauvres. Une riche idée, vraiment.