Edito

Un édito de Marie-France Cros.

"Ce n’est pas un putsch militaire”, ont assuré des officiers zimbabwéens mercredi. Sans convaincre. Cette affirmation peut en effet être dictée par la crainte de ceux qui tentent d’imposer leur volonté au président Robert Mugabe, de pâtir de la politique officielle de l’Union africaine qui, désormais, ne reconnaît plus les gouvernements issus de coups d’Etat. Et par la volonté de l’armée de préserver la réputation de sérieux du Zimbabwe, car un putsch est une “première” dans ce pays qui a longtemps été un des succès du continent.