Edito

Un édito de Francis Van de Woestyne.

Ce dimanche, les Français éliront leur nouveau président. Entre les deux candidats, il n’y a pas l’ombre d’une hésitation. On peut ne pas être convaincu par la personnalité d’Emmanuel Macron, s’interroger sur la cohérence de son programme, la fragilité de la majorité sur laquelle il s’appuiera et sur son manque d’expérience. Mais voilà : il est le seul qui puisse apaiser la France, la rendre plus forte au sein d’une Europe revue et corrigée.

Car qui a-t-il face à lui ? Une candidate qui propage la haine, la brutalité, la duplicité. Si la victoire du candidat d’En Marche ne fait quasiment plus de doute, on s’interroge toujours sur les circonstances qui ont permis à la présidente du Front national d’accéder au deuxième tour, surclassant ainsi les autres candidats. Car le débat du mercredi 3 mai a démontré qu’en dehors de quelques formules faciles et réductrices, Marine Le Pen ne pouvait qu’étaler son insondable méconnaissance des dossiers.

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