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Lettre ouverte à Mme Simonet d’Eléonore Fonteyn (12 ans)
Eléonore Fonteyn
Mis en ligne le 01/09/2012
Les circonstances pour les enfants qui doivent entrer en humanité sont difficiles.
Je m'appelle Eléonore Fonteyn et j'ai 12 ans. Cette année, je rentre en humanités, mais nous sommes à une très petite semaine de la rentrée et je ne suis toujours pas inscrite dans une école, je ne suis en ordre utile dans aucune école.
Je trouve ça inadmissible ! Il y a près de 300 enfants à Bruxelles qui sont dans le même cas que moi. Et ce problème se reproduit depuis plusieurs années, on voudrait que ça change ! Certains enfants ont passé leur C.E.B. dans de mauvaises conditions, occasionnées par le stress de ne pas avoir d'école. C'est malsain de nous infliger ça.
Dans ce décret, le but est de mettre toutes les écoles au même niveau, mais à quoi cela pourrait-il servir ? Si les enfants sont bien, pourquoi changer ? Tous les enfants sont différents et ont un niveau différent et vouloir les mettre tous au même niveau ne sert à rien et ne peut pas les rendre plus heureux.
Nous (les élèves) avons chacun un numéro. En fait, nous sommes des numéros. Chaque numéro est calculé selon plusieurs critères et par une machine. Mais si les critères ne sont pas favorables pour un enfant par rapport à une école mais que cet enfant a besoin d'aller dans cette école, il ne pourra pas y aller et ne se retrouvera pas bien dans sa peau. De plus, je ne suis pas contre la mixité sociale mais plutôt pour, mais certains pourraient s'en retrouver désemparés car pas habitués à cela. Ce n'est pas bien non plus.
Dans une petite semaine, c'est la rentrée et près de 300 élèves à Bruxelles ne savent pas où ils vont aller en humanités, et ça fait 5 mois que ça dure. C'est insupportable, à en devenir fou !
Il y a même un bruit qui court que prochainement, les enfants qui auront un grand frère ou une grande sœur dans l'école n'auraient plus priorité pour aller dans la même école que lui ou elle. Déjà infliger ce stress à l'aîné, c'est difficile pour l'enfant et toute sa famille, mais que cela se reproduise pour tous les enfants, c'est presque de la torture familiale !
Je veux bien me rendre compte que ce n'est pas toujours facile pour vous de gérer tout ça mais je pense que vous auriez pu prévoir le fait qu'il y ait plus d'enfants nés en 2000 que les années précédentes.
Je vous ai écrit cette lettre pour vous faire part de ce que je pense et parce que je trouve important que vous sachiez que tout ne va pas dans ce décret et qu'il y a de gens qui ne sont pas d'accord avec vous.
Je ne suis vraiment pas la seule à penser cela.
Merci de tenir compte de l'avis des enfants, qui sont l'avenir du pays.
Bien à vous,
Eléonore Fonteyn
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