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Le sexisme traité par la RTBF

Ainsi donc, la RTBF a décidé de s’attaquer aux stéréotypes sexistes sur les hommes et sur les femmes. Des capsules de 1min30, juste avant le JT de 19h30, nous montrent que, contrairement aux idées reçues, les femmes ne sont pas maladroites ni idiotes (même les blondes !), ne manquent ni d’humour ni d’ambition, tandis que les hommes ne pensent pas qu’au sexe, ne sont pas violents, mais sont par contre capables de verser des larmes. Il est certain qu’après ces deux semaines de vérités stupéfiantes, nous sommes plus intelligent/e/s, plus ouvert/e/s, mieux capables d’affronter des idées reçues qui n’ont pas de raison d’être.

Le tout a été conçu, filmé, commenté par autant d’hommes; mais c’est une femme qui a "cherché les images", plaide l’auteur, Stéphane Hoebeke, confortant ainsi non pas un cliché mais une dure réalité : l’invisibilisation des femmes, même quand on aborde le sexisme. De la même façon que le sujet de l’émission "On n’est pas des pigeons" du 19 novembre débattait du sexisme avec pour seuls intervenants des hommes, encore une fois. L’idée de déconstruire les clichés sexistes dans les médias paraissait séduisante au départ : c’est un sujet peu abordé à la RTBF et la forme de capsules juste avant le JT pouvait être dynamique et percutante. Il nous a pourtant paru étrange que ce projet soit réalisé par un juriste de la RTBF, qui n’a pas cru utile de consulter des associations ou des personnes qui travaillent depuis de longues années sur le thème du sexisme.

Nos craintes se sont révélées non seulement justifiées, mais même dépassées : une approche qui met sur le même plan violences masculines et "idiotie" supposée des blondes, un traitement superficiel capable de parler du "manque d’ambition des femmes" sans jamais évoquer le "plafond de verre". Mais le sommet de l’indécence a été atteint dans la "Boîte" du 22 novembre, consacrée au "cliché" de la domination masculine : la conclusion étant qu’en fait, grâce à ses qualités de séductrice, c’est "LA femme" qui mène l’homme par le bout du nez. Consternant. Une question cependant nous taraude : si les femmes ne sont ni idiotes, ni maladroites, ni dépourvues d’humour ou d’ambition, ni dominées dans les rapports avec les hommes d’où viennent alors ces écarts de salaires et de revenus persistants, cette sous-représentation dans les médias ? Et ces violences envers les femmes, contre lesquelles est désormais consacrée chaque 25 novembre une journée internationale de lutte, d’où viennent-elles ? Pas des hommes, en tout cas, ce serait un "cliché" Amazone ASBL, Arab Women’s Solidarity Association ASBL, Conseil des Femmes Francophones de Belgique ASBL, Garance ASBL, Magenta ASBL, Université des Femmes ASBL, Vie Féminine ASBL.

Bien équitable, tout cela ?

Lecteur régulier de la presse internationale, je vous avoue que je suis déçu du traitement que vous donnez du sommet de Doha. Je ne lis dans mon journal que des articles qui déplorent qu’on ne soit pas allé plus loin, que nous courons à la catastrophe, etc. Nulle trace de ces avis divergents qui s’étalent dans la presse allemande, par exemple, quant à la science sous-jacente à ces sommets, celle du "GIEC", le groupe international des experts sur le climat (d’ailleurs très mal représenté lors de ce sommet, point intéressant en soi). Est-ce bien équitable ? Comment se fait-il que les "sceptiques" aient droit de cité dans tous les pays du monde, sauf la Belgique (avec la France) ? Voilà, je partage mon questionnement.M. Lemaître 1150 BRUXELLES

Qu’attendent les Tecs wallons ?

Je lis dans la Libre de ce jour un article à propos des intempéries. Les Tecs flamands ont monté sur leurs bus des pneus neige. Les Tecs Wallons envisagent de supprimer les circuits difficiles. Avec les 36 € qu’ils vont ponctionner aux seniors, ils pourront peut-être acquérir les pneus adéquats l’année prochaine.Marc Vanderijst WAVRE

Pourquoi changer le nom de nos fêtes ?

Je lis avec tristesse le calendrier de la Communauté française. On parle de congés d’automne, d’hiver et de printemps en lieu et place de Toussaint, Noël et Pâques. Pourquoi faut-il gommer le nom de nos fêtes européennes traditionnelles et immémoriales ? La société belge, pour autant que l’on puisse la définir, compte certainement au mois 90 % de gens, si pas de religion chrétienne, de culture chrétienne. Pourquoi alors remplacer chez nous le nom de nos fêtes traditionnelles par des appellations qui sentent fort le nom des mois de la révolution française ? C’est une fois de plus une perte de notre identité qui ne peut que profiter à d’autres. Il faut manier avec prudence l’ouverture en veillant que cela ne renforce pas ceux qui n’en sont pas partisans.Baudouin de Callatay