Opinions
Le courrier des lecteurs

L’agressivité du Débat

Une journaliste qui se rend à son émission la boule au ventre par peur de dire quelque chose qu’il ne fallait pas… Voilà ce qui résume bien le rôle des polémistes qui sont de toute façon tous "utilisés" par les chaînes de télévision. Cette "agressivité" dans le "débat" transformé en combat ou pugilat plaît au public. Moi ça me débecte ce genre d’émissions, comme ces polémistes qui prennent plaisir à humilier l’invité du jour.
Cath Cambrésy

Courage

Toutes mes sympathies à cette dame et mon profond mépris pour ceux qui ont savamment mis en place le climat politico-médiatique qui eut pour conséquence qu’elle perde son job alors qu’elle a simplement exprimé son opinion. Il est grand temps de réfléchir aux conséquences d’une orientation médiatique unique sur le débat démocratique !
Frédéric de Thomaz

Taxée d’extrémiste

À ce jour, il faut être politiquement correct. On peut, sans gêne et sans reproche, critiquer le gouvernement fédéral mais pas l’opposition. Il suffit qu’un journaliste émette des idées autres que le bien-pensant de gauche pour qu’il soit taxé d’extrémiste de droite. Pour terminer, comme l’a chanté Guy Béart il y a plus de 50 ans : "Celui qui dit la vérité sera exécuté."
Jean-Marie Goossens

Discutez !

La liberté d’expression passe par la diversité des opinions et la discussion. Qu’un représentant du parti Écolo (ou autre mis en cause) soit invité à venir discuter avec son contradicteur aurait été préférable. Les partis qui demandent une tête perdent la face, si vous permettez cette image.
Benoît Harriaux

Vers la pensée unique

En quoi un chroniqueur ne pourrait-il pas afficher ses préférences politiques ? C’est quoi votre histoire ? La démocratie c’est la pluralité des idées, en dictature c’est l’obligation de la pensée unique. C’est cela votre idéal ? La pensée unique, celle qui va évidemment dans votre sens ? Moi je trouverais beaucoup plus sain que les chroniqueurs affichent leur sensibilité politique : Emmanuelle Praet pour le MR, Michel Henrion pour le PS, Alain Raviart pour le CDH, etc. Quand on vote, on fait des choix politiques et on a donc la responsabilité des choix politiques qui sont mis en œuvre suite à ce vote. Voter, contrairement à ce que certains croient, n’est pas un acte banal.
Michel Claes

Plus de temps

Emmanuelle Praet a clairement fait un raccourci un peu rapide. Je pense qu’elle est la première à s’en rendre compte. Qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas, c’est une femme intelligente. D’ailleurs, en dehors de cette sortie mal calibrée, elle a tapé dans le mille dans ses précédentes interventions. Personnellement, je n’ai pas apprécié qu’elle s’attaque à Écolo mais je pense que c’est avant tout lié au contexte. Dans un soi-disant débat où le présentateur ne laisse que 8 secondes à chaque personne pour s’exprimer, il ne faut pas s’étonner que des personnes prennent des raccourcis. Si elle avait eu plus de temps, elle aurait sans doute pu nuancer.
Renaud Labarbe

Je suis heurté

Au-delà des arguments mobilisés par Emmanuelle Praet, discutables au sens premier et démocratique du terme, c’est le ton qu’elle a utilisé qui m’a heurté. J’ai pensé à Bourdieu. Les gilets jaunes n’ont pas les codes culturels du groupe dans lequel ils se sont retrouvés. Du coup, leurs interventions sont difficilement appréhendables par ce groupe médiatique. Il n’y a pas de structure, de leader élu ou désigné, pas de doctrine ou de revendication claire. Et ça, c’est très difficile à gérer parce que c’est nouveau. La réaction de la chroniqueuse était identitaire et sociale. Son "Vous n’avez pas idée" qu’elle a répété plusieurs fois était, à ce titre, très parlant sur ce décalage. En outre, cette expression était l’indicateur d’un mépris bel et bien outrancier.
Christophe Bodart

Trop d’erreurs

Mme Praet ne s’en est pas prise aux partis politiques, elle s’en est prise aux invités. Ceux-ci ne sont pas des politiques. Donc, leur orientation politique ne la regarde pas. Ensuite, elle fait un amalgame : Wallons donc ils ont voté PS ou Écolo. Enfin, la taxe provient du gouvernement fédéral, donc ces partis n’ont rien à voir par rapport à cette problématique… pour le moment. Ça fait beaucoup d’erreurs et d’approximation pour une "journaliste". Ces faits sont problématiques quels que soient les idéaux politiques de la chroniqueuse.
A.c. Spyred