Opinions

En 1999, une loi précisa les grandes orientations de la Coopération internationale. Si ces orientations firent la quasi-unanimité, leur mise en pratique, par contre, vit deux options fondamentalement divergentes s'opposer. La première option veut maintenir la responsabilité générale au niveau fédéral et soutient ainsi la création d'un nouvel organe (la Coopération technique belge) ayant le monopole de l'exécution de la politique belge dans ce domaine; l'autre veut limiter la responsabilité fédérale aux seules matières qui relèvent de ses compétences propres (par ex., coopération juridique ou militaire) - en attendant une Europe de la solidarité internationale - et transférer aux entités fédérées les responsabilités correspondant à leurs compétences spécifiques (enseignement, coopération universitaire).

En clair, la première option maintient une coopération «unitaire»,

la seconde en distribue les éléments entre Etat fédéral et entités fédérées selon leurs compétences respectives. Le choix du gouvernement actuel semble aller dans ce dernier sens.Les enjeux de ce débat ne se réduisent bien évidemment pas à une péripétie de plus dans l'évolution de l'Etat belge; mais quels sont au juste ces enjeux? Que signifie le concept de coopération internationale aujourd'hui? Que recouvrent les nouveaux rôles respectifs de l'Europe, des États, des régions? Le Sud a-t-il aussi la parole? Et au-delà des enveloppes, quels seront les contenus?

Organisé par le Mouvement de la société civile (www.societecivile.org), le débat public sur cette thématique a eu lieu le samedi 14 avril au Théâtre-Poème. Renseignements: information@societecivile.org

© La Libre Belgique 2001