Opinions
Il a dû attendre longtemps, si longtemps, - trente-six ans ! - mais, finalement, Valéry Giscard d’Estaing (VGE) a atteint son but. Il a enfin été réélu, il a pris sa revanche sur 1981, le voilà de nouveau à l’Elysée, rue du Faubourg-Saint-Honoré. Pour cela, il a dû prendre le masque d’Emmanuel Macron, mais qu’importe. Sous un nouveau visage, c’est bien le giscardisme, ce sont bien ses idées, sa méthode, la rupture douce, la jeunesse, la hardiesse, l’Europe, la personnalisation du pouvoir, la réinvention de la communication politique, la recherche du consensus et du rassemblement, le gouvernement au centre, la confiance en soi, une certaine allégresse du pouvoir.

On peut même soutenir la thèse selon laquelle Macron, c’est la logique du giscardisme poussée jusqu’au bout, c’est la «République giscardienne en marche».