Opinions

Dans le bain...

DODIE SMITH, auteur:

«Les meilleurs remèdes contre la dépression sont des bonnes actions et des bains chauds.»

CÉCILE SOREL, comédienne:

«Pourquoi je prends des bains de lait? Parce que je n'ai pas trouvé de vache assez haute pour que je prenne des douches.»

SPIKE MILLIGAN, auteur:

«Bien que je n'en parle pas un traître mot, je vais prendre un bain turc.»

LÉO CAMPION, chansonnier:

«Pour bien nager, un joli caleçon de bain ne vaudra jamais une étendue d'eau.»

DENNIS MILLER, comédien:

«En sept ans de mariage j'ai appris deux choses: 1 - ne jamais poser du papier-peint ensemble, 2 - avoir deux salles de bains... rien que pour elle.»

PIERRE DORIS, acteur:

«Le véritable mélomane est celui qui colle son oreille à la serrure d'une salle de bains afin d'entendre une femme chanter.»

L'Amérique divisée

«LES ÉTATS- UNIS ENTRENT EN CAMPAGNE ÉLECTORALE ACTIVE. (...) En toile de fond de cette bataille électorale, il y a un nouveau paysage politique américain : des Etats-Unis plus divisés politiquement, culturellement, idéologiquement qu'ils ne l'ont jamais été.

«Un pays, deux cultures», a pu écrire l'historienne américaine Gertrude Himmelfarb. George W. Bush a décidé d'incarner l'une de ces cultures - une seule et de manière radicale. Si Ronald Reagan (1980-1988) a présidé en étant le «grand communicant», George W.Bush a gouverné comme le «grand diviseur», titrait récemment l'hebdomadaire «Time».

Comme aucun président avant lui, il a exacerbé la ligne de fracture américaine: sur les côtes et dans les grandes villes, une tradition politique plutôt libérale, faite de tolérance en matière de moeurs, où l'on n'est pas convaincu que le pays incarne forcément le Bien et la Vérité; au sud et à l'intérieur, une culture politique de plus en plus empreinte de religiosité, où les valeurs familiales traditionnelles sont portées aussi haut qu'un patriotisme hyper-nationaliste, où la Bible et la bannière étoilée tiennent lieu de programme.

D'un côté, le pays démocrate; de l'autre, le pays républicain. Et, entre les deux, de moins en moins de passerelles.

Jusqu'à la fin des années 1970, les politologues qualifiaient le pays de nation 40-40-20: 40 pc démocrate, 40 pc républicaine, les 20 pc restants étant composés d'électeurs indépendants. Le succès électoral était acquis au centre, en séduisant plus d'indépendants que l'autre camp. Aujourd'hui, c'est la nation 50-50, ou presque. La victoire ne s'obtient plus en pêchant l'électorat indécis; sur fond d'abstentionnisme massif, elle s'enlève en mobilisant le noyau dur de son propre camp.»

«L'Amérique divisée», dans «Le Monde» du 6/01.

© La Libre Belgique 2004