Opinions

Vous souvenez-vous du moment, de l’instant, où vous vous êtes dit : je serai acteur ?

Je ne me le suis jamais dit. Je ne m’étais jamais imaginé faire du cinéma : c’est le cinéma qui est venu me chercher. J’étais charcutier, comme mes parents. Après, je suis parti faire la guerre en Indochine. Lorsque je suis rentré, j’avais 22 ans. Il paraît que j’étais très beau, que toutes les femmes étaient amoureuses de moi…

Vous n’aviez pas conscience de votre physique, de l’attrait que vous suscitiez ?

Honnêtement, je n’y pensais pas. J’étais loin du cinéma. J’ai fait du cinéma à cause de et par les femmes. Voilà.

Votre filmographie, exceptionnelle, est-elle traversée par un fil rouge ? Y a-t-il une continuité dans les rôles que vous avez choisis, interprétés ?

Il ne peut pas y avoir une continuité : il y a des rôles qui arrivent et que vous n’attendez pas. Pour qu’il y ait ce fil rouge, il faudrait le vouloir, il aurait fallu que je choisisse tout. Mais je n’ai pas tout choisi. Certains rôles, oui. Pour d’autres, ce sont les réalisateurs qui m’ont choisi. J’ai interprété beaucoup de rôles qui ont l’air de se suivre mais il est évident qu’il y a une différence entre "Monsieur Klein" et "Zorro".

Au cours de votre carrière, vous avez travaillé avec Visconti, Clément, Melville, Antonioni…, les plus grands. Quel est le point commun entre ces géants du 7e art ?

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