Opinions

Gosselies, terre de contrastes… Le long de cette voie rapide un peu triste, se dressent les bureaux vieillots de la Sonaca. Méfiance. L’entreprise, qui fabrique des éléments de carrosserie d’avion, est l’un des fleurons wallons, belges, mondiaux. Dans chaque avion construit en Europe, aux Etats-Unis, au Brésil…, il y a des éléments de la Sonaca. Cocorico ! Le patron, lui non plus, ne cadre pas avec les lieux décatis.

D’ailleurs, un nouveau siège sera bientôt inauguré à un jet de pierre. Bernard Delvaux, le patron en question, impeccable dans son complet bleu, chemise blanche ouverte, mèche domptée, séduit autant qu’il dérange.

Comment êtes-vous arrivé à la Sonaca ?

Via un chasseur de têtes; j’avais 41 ans. C’était l’occasion de devenir numéro 1. C’était un domaine très différent mais ce n’est pas un problème : que ce soit la sidérurgie, l’industrie automobile, les télécoms, La Poste, le point commun, c’est la transformation d’entreprise.

Quel était le défi à la Sonaca ?

Je suis arrivé en octobre 2008, en pleine crise financière. (...)