Opinions

Un cri du coeur de Hamid Bénichou, premier agent de quartier bruxellois d'origine immigrée


Je dénonce depuis 25 ans(!!!), la présence de l'islam radical dans certaines communes belges et plus particulièrement bruxelloises. Je le redis avec force. Certains responsables des services de sécurité belges et des éléments de l'ex-BSR (service anti-terroriste) dont je ne citerai pas les noms, sont en mesure d'en apporter la preuve. Ces communes (surtout Molenbeek) ont été des zones où circulaient librement tous les terroristes et leurs sympathisants (y compris des imams et des délinquants).

Déjà dans les années 90, elles ont été le fief de différents soutiens au GIA (Groupe Islamique Armé, rassemblant les islamistes algériens).

Qui peut dire le contraire?

Nos responsables politiques, avertis par mes cris et mes colères, n'ont pas réagi. Parce que c'était "tendance". Et peut-être aussi parce qu'ils pensaient que, tant que notre pays laissait circuler les djihadistes sans qu'ils soient interpellés, il ne courrait aucun risque d'être attaqué. Mais il a suffi que la Belgique revoie sa copie après les attentats de Paris du 13 novembre pour qu'elle subisse à son tour, le 22 mars, deux attentats aveugles comme premier avertissement. Ces deux attaques font aujourd'hui découvrir à tous mes concitoyens la réalité et l'horreur de cet islamisme que nos responsables politiques avaient imprudemment laissé s'ancrer chez nous.

Laisser l'islamisme se développer est une profonde erreur.

La Belgique a laissé des radicaux islamistes de tout genre (des Salafistes aux Takfiristes en passant par les Djihadistes) libres de circuler et d'agir sans interpellation et elle vient de subir deux attentats qui ont fait plus de 30 morts et 200 blessés.

La présence de l'islam violent en Belgique ne date pas d’aujourd’hui. Elle remonte aux années 90, suite à l'arrivée de membres de l'ex-FIS (Front Islamique du Salut), dont certains collaboraient avec le GIA et d'autres prédicateurs étrangers parmi les plus radicaux.

Ils ont trouvé chez nous refuge, nourriture et soutien, avec souvent la complicité de certains responsables locaux.

Combien de communes belges ne sont pas devenues les bases arrières des terroristes algériens et des Salafistes! Notre pays est devenu hélas progressivement une terre d'accueil, non pas pour les Migrants mais bien pour le radicalisme musulman.

Aujourd'hui, force est de constater que nous payons ce laxisme

Il est temps de se ressaisir et d'arrêter avec ce simple "pansement" qu'est par exemple la "déradicalisation", terme "creux et non-porteur" comme aime le rappeler le spécialiste Gilles Kepel. Si nous voulons réussir le Vivre-Ensemble, il faut absolument fermer les portes.

Il faut combattre l'islam politique radical là où il se trouve, avec des hommes et des femmes qualifiés pour mener à bien ce combat et non par des "amis des amis" qui pratiquent le mensonge, le déni et la suspicion.

Pour atteindre cet objectif du Vivre-Ensemble, il faut à la fois:

1) Faire une cartographie de tout ce qui est lié à l'islam, en passant au peigne fin les mosquées, les écoles coraniques, les associations cultuelles, culturelles ou caritatives afin de savoir qui est qui et qui fait quoi, quel sont leurs sources de financement, quelle est leur idéologie.

2) Encourager chaque musulman à développer une adhésion pleine et entière à la citoyenneté, à l'amour du pays, aux lois civiles et aux valeurs universelles.

3) Arrêter avec la victimisation et avec les revendications pour un statut spécial propre aux musulmans. Je souhaite que chaque musulman se dise au contraire: "Avant d'être musulman, je suis un citoyen comme les autres".

4) Libérer les esprits.

5) Fermer les écoles coraniques et les repenser.

Les ICIB sont disposées, dans ce cadre, à travailler avec toutes les associations sans aucun préalable. Essayons, ensemble, que la polarisation ne se fixe plus sur la compatibilité d'une religion mais bien sur le moyen d'amener tous les hommes et toutes les femmes à vouloir vivre en paix les uns avec les autres.