Opinions

Suite aux critiques émises entre autres sur les réseaux sociaux et dans les médias, le commentateur de Waterloo 2015 s'explique sur son manque de préparation. 

Une lettre ouverte de Yann Le Faucheur:


Mon nom est Yann le Faucheur.

J’ai été amené à assumer les commentaires du premier des évènements de commémoration de la bataille de Waterloo.

Je tiens par la présente à vous faire part de mon indignation quant à certains propos relayés ces derniers jours dans les médias et réseaux sociaux quant à mon intervention.

Ces attaques personnelles affectent en tout premier lieu ma famille, qui se voit exposée aux critiques et sarcasmes et subit des railleries permanentes et non-justifiées.

Elles portent par ailleurs atteinte à mon nom et à ma réputation.

Tenant compte de l’ampleur et des répercussions que prend la situation à l’égard de ma famille et de ma vie privée et professionnelle, je me dois de réagir afin de clarifier le contexte factuel dans lequel j’ai été amené à intervenir lors de cet évènement.

Je fus appelé deux semaines avant l’évènement afin de lire certains textes qui devaient être préparés et m’être communiqués dans la foulée pour approbation.

Pourtant, à la veille de la cérémonie, seule une traduction française incomplète et imparfaite du texte d’introduction m’avait été transmise, que j’ai dû finaliser en urgence le 18 juin en soirée.

Aucun encadrement n’était par ailleurs prévu. J’avais entretemps rédigé en urgence des fiches techniques destinées à servir de soutien aux textes et commentaires principaux.

Le jour même de l’évènement, soit le 19 juin, j’ai été informé de ce que, non-seulement, mes fiches allaient constituer le seul support des commentaires principaux mais, également, que je devais assurer les commentaires en français sans aucune préparation (!).

J’ai dès lors été mis dans une situation d’improvisation quasi-totale, sans aucune préparation et sans avoir pu procéder à des répétitions préalables, que ce soit au niveau des prises de son ou encore d’une quelconque synchronisation avec la musique ou les textes de l’autre commentateur présent.

Quant aux traductions, j’ai également dû constater qu’elles étaient en partie réalisées en direct sur base de ma propre improvisation ou encore sur base de textes dont je n’avais aucune connaissance …

Je tiens encore à ajouter que je suis intervenu en tant que guide bénévole, et n’ai dès lors reçu aucune rémunération ni aucun défraiement pour cette prestation. J’ai encore du mal à comprendre comment j’en suis arrivé à devoir assumer quasiment seul les commentaires en français d’un tel évènement.

Je pense donc essentiel de clarifier les faits afin de les relater tels qu’ils se sont réellement produits. Je regrette pour le reste que certains journalistes aient entrepris de rédiger des articles peu élogieux à mon égard sans prendre la peine de me consulter préalablement, et j’espère donc que la présente permettra de corriger la réalité factuelle et de mettre fin aux attaques et atteintes dont ma famille et moi-même faisons l’objet.

Yann Le Faucheur