Opinions Une opinion de Philip Buisseret et Yves Oschinsky, avocats

Assistant juridiquement les migrants sur l’île de Lesbos, les avocats européens assurent un droit fondamental.



C’est sur l’île grecque de Lesbos qu’est établi le camp de Moria, dans lequel s’entassent des milliers de migrants, réfugiés et demandeurs d’asile provenant d’Afghanistan, du Pakistan, de Libye, du Maroc, d’Algérie et d’autres régions du monde.

Les conditions de vie y sont alarmantes, de même que cette population ne dispose d’aucun moyen d’être informée de ses droits.

En effet, la plupart des réfugiés assistent à leur premier entretien de demande d’asile sans avoir consulté un avocat, de sorte qu’ils n’ont, le plus souvent, qu’une connaissance très limitée de la procédure ou de la possibilité de demander une réunification familiale.

Cette situation était considérée comme inacceptable et a entraîné une réflexion au sein du Conseil des barreaux européens (CCBE), représentant les barreaux de 45 pays, soit plus d’un million d’avocats européens. L’absence d’initiative de la part des institutions européennes pour organiser une assistance juridique de première ligne a poussé les avocats européens à montrer le bon exemple.

C’est ainsi qu’est né, en juillet 2016, le projet solidaire et humanitaire "Les avocats européens à Lesbos", une organisation conjointe du CCBE et du Deutscher Anwaltverein (DAV-le barreau allemand) consistant à envoyer des avocats bénévoles compétents en droit d’asile à Lesbos afin d’offrir une assistance juridique aux personnes ayant besoin d’une protection internationale. Au cours de ces 11 derniers mois, 74 avocats européens, parmi lesquels 11 avocats belges, ont fourni plus de 13 400 heures de travail pro bono à plus de 1 450 personnes se trouvant à Moria. Jusqu’à six avocats volontaires sont présents simultanément à Lesbos, chaque avocat bénévole y séjournant durant un minimum de trois semaines.

Le projet est une des seules possibilités d’assistance juridique autorisées à travailler dans le camp de Moria à Lesbos. C’est la seule initiative visant spécifiquement à offrir des informations pratiques et des conseils sur mesure aux réfugiés afin de lancer leur processus de demande d’asile. En outre, une aide est apportée aux mineurs non accompagnés dans le processus de regroupement familial.

Avec ce projet, les avocats ne s’engagent pas dans un débat politique et ne se penchent pas sur la question de savoir si les réfugiés devraient ou non rester en Europe. Le nombre de réfugiés a créé une situation de crise. Les avocats européens mettent leurs compétences professionnelles à disposition de leurs collègues grecs pour répondre au besoin d’aide à Lesbos.

Le recours à une assistance juridique professionnelle après une calamité ou en temps de crise est un droit fondamental, et c’est le message qui se trouve derrière le projet. Les barreaux européens demandent que les conseils juridiques, au même titre que l’accès à des soins médicaux, à de la nourriture et à un abri temporaire, soient reconnus comme des droits de "premiers secours" dans le contexte de l’aide humanitaire.

Grâce à l’excellent travail des avocats européens à Lesbos, le projet est hautement apprécié par les autorités et les organisations humanitaires locales. Le ministère grec de l’immigration a récemment remercié le CCBE et le DAV pour leur excellent travail et a confirmé le soutien du gouvernement grec envers le projet, ainsi que son souhait de poursuivre cette coopération.

Cette initiative est entièrement financée par les barreaux européens, parmi lesquels les Ordres des barreaux francophones et germanophone et des barreaux flamands de Belgique ainsi que les barreaux francophone et néerlandophone de Bruxelles. Ces derniers contribuent ainsi à soutenir l’état de droit en permettant à toute personne en demande de protection internationale d’avoir un accès gratuit à un avocat indépendant spécialisé et de pouvoir connaître ses droits fondamentaux.

C’est sur l’île grecque de Lesbos qu’est établi le camp de Moria, dans lequel s’entassent des milliers de migrants, réfugiés et demandeurs d’asile provenant d’Afghanistan, du Pakistan, de Lybie, du Maroc, d’Algérie et d’autres régions du monde.

Les conditions de vie y sont alarmantes, de même que cette population ne dispose d’aucun moyen d’être informée de ses droits.

En effet, la plupart des réfugiés assistent à leur premier entretien de demande d’asile sans avoir consulté un avocat, de sorte qu’ils n’ont, le plus souvent, qu’une connaissance très limitée de la procédure ou de la possibilité de demander une réunification familiale.

Cette situation était considérée comme inacceptable et a entraîné une réflexion au sein du Conseil des barreaux européens (CCBE), représentant les barreaux de 45 pays, soit plus d’un million d’avocats européens. L’absence d’initiative de la part des institutions européennes pour organiser une assistance juridique de première ligne a poussé les avocats européens à montrer le bon exemple.

C’est ainsi qu’est né, en juillet 2016, le projet solidaire et humanitaire « Les avocats européens à Lesbos », une organisation conjointe du CCBE et du Deutscher Anwaltverein (DAV-le barreau allemand) consistant à envoyer des avocats bénévoles compétents en droit d’asile à Lesbos afin d’offrir une assistance juridique aux personnes ayant besoin d’une protection internationale.

Au cours de ces 11 derniers mois, 74 avocats européens, parmi lesquels 11 avocats belges, ont fourni plus de 13 400 heures de travail pro bono à plus de 1 450 personnes se trouvant à Moria. Jusqu’à six avocats volontaires sont présents simultanément à Lesbos, chaque avocat bénévole y séjournant durant un minimum de trois semaines.

Le projet est une des seules possibilités d’assistance juridique autorisées à travailler dans le camp de Moria à Lesbos. C’est la seule initiative visant spécifiquement à offrir des informations pratiques et des conseils sur mesure aux réfugiés afin de lancer leur processus de demande d’asile. En outre, une aide est apportée aux mineurs non accompagnés dans le processus de regroupement familial.

Avec ce projet, les avocats ne s’engagent pas dans un débat politique et ne se penchent pas sur la question de savoir si les réfugiés devraient ou non rester en Europe. Le nombre de réfugiés a créé une situation de crise. Les avocats européens mettent leurs compétences professionnelles à disposition de leurs collègues grecs pour répondre au besoin d’aide à Lesbos.

Le recours à une assistance juridique professionnelle après une calamité ou en temps de crise est un droit fondamental, et c’est le message qui se trouve derrière le projet. Les barreaux européens demandent que les conseils juridiques, au même titre que l’accès à des soins médicaux, à de la nourriture et à un abri temporaire, soient reconnus comme des droits de « premiers secours » dans le contexte de l’aide humanitaire. Grâce à l’excellent travail des avocats européens à Lesbos, le projet est hautement apprécié par les autorités et les organisations humanitaires locales. Le ministère grec de l’immigration a récemment remercié le CCBE et le DAV pour leur excellent travail et a confirmé le soutien du gouvernement grec envers le projet, ainsi que son souhait de poursuivre cette coopération. Cette initiative est entièrement financée par les barreaux européens, parmi lesquels les Ordres des barreaux francophones et germanophone et des barreaux flamands de Belgique ainsi que les barreaux francophone et néerlandophone de Bruxelles. Ces derniers contribuent ainsi à soutenir l’état de droit en permettant à toute personne en demande de protection internationale d’avoir un accès gratuit à un avocat indépendant spécialisé et de pouvoir connaître ses droits fondamentaux.