Opinions

Depuis mercredi dernier, des sans-papiers poursuivent une grève de la faim à Evere. Leur but ? Obtenir la régularisation de tous les sans-papiers. "J 'ai vu plusieurs fois des sans-papiers à la télévision. Je me dis que s'ils sont venus en Belgique, c'est parce qu'il y a une bonne raison. Ils devaient fuir une guerre,... Il ne faudrait pas les rejeter comme ça. On ne peut pas se mettre à leur place, ce n'est pas facile !", déplore Zoé. Annaël partage son opinion, mais elle sait que ce n'est pas si facile : "C'est un petit pays ici, on ne sait pas mettre tout le monde !". Ysé a, elle, été très touchée par l'expulsion dramatique de Sémira Adamu : "J 'ai été très touchée d'apprendre que des gendarmes ont étouffé une jeune africaine pour qu'elle rentre. Il faudrait faire quelque chose pour les sans-papiers et pas les renvoyer en les étouffant !"

Annaël et Zoé connaissent bien la problématique des illégaux. Leurs paroisses respectives en ont accueilli il y a quelque temps. "C'est bien de les accueillir dans les églises, sinon ils sont dans la rue. Mais nous n'avions pas de contact avec eux, on savait juste qu'ils étaient dans une petite pièce à côté dans laquelle on ne pouvait plus rentrer. Mais j'aurais voulu les rencontrer pour me faire de nouveaux amis et connaître des façons de vivre différentes.", regrette Annaël. Zoé, elle, a eu l'occasion de rencontrer un de ces illégaux. "J 'ai su qu'ils étaient dans l'église parce qu'une collecte de matelas était organisée. Un jour, j'en ai croisé un devant l'église et je lui ai offert une gaufre." Les trois filles regorgent de solutions pour aider les réfugiés. "En attendant de trouver une solution, des familles pourraient les accueillir en Belgique !", propose Zoé. "Ou alors, on pourrait rénover des immeubles abandonnés pour les loger.", envisage Annaël. Ysé, elle, estime qu'on devrait les aider à rentrer chez eux mais "en les accompagnant. Si on est beaucoup, les militaires de leur pays auront peur et ils ne les persécuteront plus !"