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Il y a un siècle qu’a été déposé le tout premier brevet de la machine "Enigma". Tout au long du vingtième siècle, celle-ci a servi à protéger des informations à l’aide du cryptage (procédé de chiffrement d’un message). Elle est revenue sur le devant de la scène à la faveur du succès du film "Imitation Game" (2014). Ce biopic raconte comment le scientifique anglais Alan Turing parvint à "casser" les codes concoctés par les nazis grâce à l’Enigma pendant la Seconde Guerre mondiale.

L’exposition "Top secret, un monde à décrypter", montre quelques modèles de cette machine mythique.

Rencontre avec Jean-Jacques Quisquater, cryptographe et commissaire de l’exposition "Top secret".

"On est toujours plus espionné qu’on le croit… surtout par ses amis", confesse Jean-Jacques Quisquater au terme d’une visite guidée de l’exposition "Top secret, un monde à décrypter", qui se tient jusque fin mai au Mundaneum de Mons. Celle-ci ambitionne de raconter l’histoire de la cryptographie, cet "art de l’écriture secrète" servant aussi bien à la sécurisation bancaire qu’au chiffrement d’informations confidentielles… Volubile et savant, le cryptographe s’est facilement glissé dans la peau du guide le temps d’une après-midi… avant d’accepter de livrer quelques secrets supplémentaires.

Nous vivons dans une société hyperconnectée. La cryptographie est-elle incontournable ?

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